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Château des Radrets, visite d'un château de la Loire dans le Loir-et-Cher (41)
Château des Radrets, visite du manoir et des fortifications (41)

Découvrez le Château des Radrets, à Sarge sur braye dans le Loir-et-Cher.

 

 le chateau des radrets


Son histoire.

Mr Beauvais de Saint Paul et l'Abbé Onésine Blanchard mentionnent l'existence d'un ancien manoir au Grille d'accès XI ou XIIe siècle appelé Tenay ou Tesné. Les éléments d'architecture les plus anciens conservés à ce jour, datent de la fin du XVe siècle .

A 100 mètres, côté sud, fût ensuite construit le château de la Berruère ou encore la Bruère, sans doute par la famille de la Berruère. En 1444, un aveu d'un Guillaume de la Berruère au seigneur de Mondoubleau indique bien les deux logis successifs .

En 1521, Jean de la Berruère rend aveu au sire de Mondoubleau en ces termes: « Premièrement : mon manoir de la Berruère ...consistant en court, courtil, jardins, colombier à pigeons, plesses et garenne à connins défensable, contenant en un tenant trois septerées ou environ, joignant de toutes parts aux terres et bois de ma métairie de Tesné...moulin à blé de la Berruère, appelés le petit moulin sur la rivière d'Esgrenne »

En 1522, on trouve le nom Jean d'Illiers.

Entre 1651 et 1659, une correspondance, conservée aux Radrets, entre Michel Denyau, notaire à Mondoubleau, et messire Darrot, seigneur de la Poupelinière en Poitou et mari de Marguerite d'Illiers, dame de la Berruère, donne des précisions particulièrement intéressantes sur la Fronde dans le Perche.

Dans celle du 27 mars 1652, on peut noter « ...Son altesse, (le duc de Beaufort) ayant donné une telle épouvante dans tout le pays, que tout était perdu ; qu'il n'y avait espérance de sauver Vendôme ; si bien que tous les voisins y ont envoyé leurs femmes, filles et biens. Mr de la fredonière même y a envoyé Mme de Bessay et ses filles et meubles. Pavillon à colombage

Je lui avais dit de se loger à la Berruère , qu'il vous ferait faveur, mais qu'il n'y a trouvé sûreté quoiqu'à présent elle soit assez défensable ;...j'y ai fait faire ce que l'on croit nécessaire.

Pour la défense. J'ai fait faire un grand fossé depuis le jardin jusqu'au bas du droit de terrasse, afin qu'aucun homme de pied ni de cheval ne passe plus par votre terrasse que ceux que l'on voudra...Il y avait au droit de la cuisine un endroit faible, j'ai fait évasé le fossé et fait faire un bon talus de terre contre la muraille d'icelle cuisine. »

Environ l'an 1665, un aveu de René-Elisée Darrot au seigneur de Mondoubleau décrit ainsi l'ancien manoir : «une maison à demeure de fermier, une grange à escurie, estables à bestiaux et autres bâtiments couverts de tuiles, aussi enclos de murailles,un verger derrière, autres vergers avec un jeu de paume, le tout-en-un tenant ».


En 1670, un aveu de René-Elisée Darrot décrit ainsi les Radrets : « Maison noble de la Berruère composée d'un grand corps de logis couvert d'ardoises, auquel il y a une grande salle basse et haute chambre...le tout enclos de grands fossés et murailles, et pont-levis au devant et au derrière, faits de l'autorité du Roy lors des guerres civiles du royaume ».

Le château garde le nom de la Berruère de Saint Cyr de Sargé jusqu'en 1677, date à laquelle Louis XIV accorde par lettres patentes signées au camp de Cambrai en août 1677 de réunir en un seul fief les hommages et fiefs voisins de la Berruère de Sargé, sous le nom de « la Berruère des Radrets d'Illiers en Vendômois ».

Le 18 juin 1765, vente des Radrets, à l'audience du châtelet à Paris, à Louis Grégoire Mirleau de Neuville de Saint Héry, écuyer, fermier général, époux d'Anne Racine, fille de Louis Racine et petite-fille du grand poète.

En 1831, vente des Radrets à madame Marin de Montmarin, ancêtre des actuels propriétaires.

 

 

Boulangerie Boulangerie La basse cour La basse cour

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